Justice Pour La Palestine Alsace

Il n'y a pas de paix sans justice. Il n'y a pas de justice sans parler juste. Ce blog met en évidence les contradictions entre la rhétorique de paix maniée par les dirigeants politiques et la politique réelle au Proche-Orient.

06 janvier 2007

Savoir dire non

Notre nation, notre peuple seraient-ils à ce point hypnotisés par l’approche de la catastrophe qui se développe implacablement qu’ils en reconnaissent les causes et les caractères, mais qu’ils sont incapables de faire l’effort d’agir pour écarter le danger ?

Dans ses voeux au corps diplomatique , Mr Jacques Chirac reconnaît qu’ « aux portes de l'Europe, le Moyen-Orient est devenu l'épicentre des tensions internationales. Les crises s'y accumulent et s'y diffusent. Le conflit israélo-palestinien entretient dans le monde musulman tout entier un sentiment d'incompréhension et d'injustice, comme si le nouvel ordre international comportait, en quelques sortes, deux poids et deux mesures. »

Le sentiment d’injustice, d’outrage permanent fait à la légitime fierté de la civilisation arabo-islamique par la pratique de l’impérialisme occidental alimente et amplifie une détestation dont nous ne tarderons pas à toucher du doigt les effets : comment expliquer autrement que par le rejet d’une longue humiliation le rejet de l’occident qui se manifeste jusque dans la politique intérieure du Maroc ?

Face à cet état de choses, conséquence directe de l’agression impérialiste en Palestine et en Iraq, Mr Jacques Chirac, conscient pourtant que « le monde est menacé d'un conflit des civilisations », ne croit pas devoir aller au-delà des incantations et des appels au bon sens, et se prononce pour une mise en œuvre négociée de la Feuille de Route, dans la perspective d’un règlement avec « deux États vivant en paix et en sécurité ». Et il indique encore « Proposons, au sein du Quartet, une conférence internationale d'un type nouveau qui, sans prétendre dicter aux parties les termes d'un règlement, apporterait les garanties auxquelles elles aspirent. ».

Mais enfin, les quarante ans qui se sont écoulés depuis la guerre de 1967 ont montré que la partie qui dispose - actuellement - de la supériorité militaire se soucie comme d’une guigne du droit international et a pour tradition de ne tenir de ses engagements que les parties qui lui conviennent.

Même un ami déclaré du camp sioniste comme Jimmy Carter ne peut que le constater.

Le camp sioniste de consentira jamais à rien d’autre que la poursuite de la colonisation s’il n’y est pas contraint par les pressions les plus fortes.

Préciser d’emblée qu’on renonce à imposer quoi que ce soit revient à renoncer, une fois de plus, à faire émerger une solution de raison en Palestine.

Va-t-on enfin comprendre que le chemin de la paix n’est certainement pas celui de la mollesse ?

HM, Justice Pour la Palestine Alsace

Posté par justicepalestine à 09:21 - - Edito - - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Euphémisme

Chirac utilise l’expression du « deux poids de mesures » tellement usitée pour décrire la politique qui sévit au Proche-Orient entre un peuple ultra puissant et soutenu par les puissances occidentales dont vous relevez l’hypocrise c'est-à-dire le décalage entre le discours et les actes, et un autre peuple impuissant à faire reconnaître ses droits par une communauté internationale soit disant éclairée.

Quand le deux poids deux mesures suit de manière aussi ostentatoire la ligne du critère ethnique et religieux, alors cette expression n’est qu’un euphémisme pour politique raciste.

Posté par zaza, 12 janvier 2007 à 19:48

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