29 janvier 2007
Attentat suicide à Eilat en Israël
Un attentat suicide fait 3 morts en Israël. C’est le premier attentat depuis avril 2006. C’est le premier attentat à Eilat.
Les israéliens abrités derrière le mur croyaient enfin avoir la paix.
Shimon Peres à qui on avait donné jadis un prix Nobel de la paix pour qu’il fasse la paix et qui n’a tenté de la faire, s’en allait encore récemment, à Davos, faire le tour des popottes pour que les états occidentaux investissent beaucoup d’argent en Israël pour favoriser … la paix.
Oui les israéliens pensaient qu’ils pouvaient enfin vivre en oubliant les Palestiniens.
Mais pourquoi 3,5 millions d’opprimés décideraient-ils de se taire parce qu’il y a un mur … d’indifférence à leur situation.
660 Palestiniens ont été tués en 2006. Quelqu’un s’en est-il offusqué? Il aura fallu de seulement 3 morts en Israël pour que le conflit réapparaisse pour ce qu’il ait aux yeux et aux oreilles de ceux qui voulaient l’oublier.
Oh ! bien sûr ! la mort d’une seule personne est intolérable, nous sommes humains tout de même. Mais la mort de 660 pourquoi la tolérons-nous?
Y avait-il une autre solution que ces trois morts pour faire revenir le conflit à la une de tous les médias? Nous pouvons l’espérer mais hélas, le temps n’est pas venu que les dirigeants occidentaux défendent l’égalité des droits entre Juifs et Arabes.
Un peuple est en train de crever dans l’indifférence du monde, et il semble qu’il ne crèvera pas en silence.
Du coté des dirigeants israéliens 3 morts c'est sans aucun doute supportable au regard de ce qu'Israël gagne à ne pas faire la paix : des territoires, des aides etc... Sinon il aurait fait la paix depuis longtemps. La guerre est une affaire juteuse. Justice Pour La Palestine Alsace
28 janvier 2007
Quel est le sens de cette accolade, monsieur Shimon Peres ?
Accolade historique
« Gestes rarement vu, le président palestinien, Mahmoud Abbas, a donné l'accolade au vice-premier ministre israélien Shimon Peres et a serré la main de la ministre israélienne des Affaires étrangères, Tzipi Livni, sous les applaudissements des invités. » Source Tsr.ch
Tzipi Livni a elle montré tour à tour enthousiasme et réserve: «Notre responsabilité est de donner espoir» aux générations futures, assurant qu'un Etat palestinien «n'est pas une illusion: il est faisable, il est là, il est réalisable».
Shimon Peres a de son côté mis l'accent sur le développement économique: il a appelé les milieux d'affaires à investir dans les transports, l'agriculture ou le tourisme, afin de «faciliter la paix. » Nous reviendrons sur cette hallucinante proposition dans un autre article. »
A la réalisation de ce beau et généreux programme, Israël ne donnera aucun détail : fin de l'occupation? fin de la colonsiation? non elles continuent. Il a mis des conditions de garanties pour sa sécurité. C'est une barrière de sécurité contre .... la paix, une barrière imparable qui lui permet de tout retarder comme pendant ces 40 années d'occupation. 40 ans !
Bref cette rhétorique n’est qu’une variante des célèbres « concessions douloureuses » du général et premier ministre Sharon. Des concessions douloureuses pour Israël qui n’ont abouti qu’à la confiscation des terres des Palestiniens par la construction du mur pour protéger l’implantation de colonies exclusivement juives, les indigènes Palestiniens étant refoulés derrière le mur.
Les politiciens occidentaux feindront de ne pas avoir compris ce qui arrivait. Mais alors, à quoi ça sert de faire de la politique si c’est pour ne rien voir venir ?
La stratégie israélienne depuis 40 ans d’occupation, que ce soit par ses gouvernements de la droite ou de la gauche est de faire des promesses pour endormir l’opinion internationale avec l’espoir d’une solution «Notre responsabilité est de donner espoir ». Mais si le jour où le programme sera terminé, ce qui reste aux palestiniens n’est qu’un lambeau de territoires troué de colonies et serti de murs, alors le roi sera nu et la tromperie s’étalera dans le monde entier.
Il s’agit donc de savoir, monsieur Peres, si cette « accolade historique » scelle une réconciliation entre les Palestiniens et les Israéliens ou bien si c’est une tromperie de plus? Accolade historique Justice Pour La Palestine.
21 janvier 2007
Palestine, Javier Solana se réveille-t-il trop tard ?
Javier Solana a exhorté Israël, dimanche, à geler les implantations juives en Cirsjordanie
Le porte-parole de la Diplomatie européenne a également demandé à Israël d'interrompre la construction de sa barrière de sécurité, estimant que cela risquait de compromettre une paix israélo-arabe durable.
Il a dit y avoir été frappé par la croissance des colonies et la barrière qui empiète sur une zone revendiquée par les Palestiniens pour un futur Etat.
"J'ai eu l'occasion de faire une tournée le long de la partie est de Jérusalem et d'aller à Abou Dis et dans ses environs. On est vraiment choqué de voir chaque fois la situation empirer, le mur est prolongé et les colonies sont agrandies", a déclaré Javier Solana à des journalistes à Amman.
Quelque 260.000 colons vivent en Cisjordanie, à côté de 2,5 millions de Palestiniens.
"Toutes ces choses doivent d'abord être gelées, pour qu'ensuite on commence à voir comment les résoudre afin de relancer le processus", a dit Solana. Il a exprimé l'espoir que "les réalités sur le terrain (...) n'empêchent pas une solution sous la forme de deux Etats". "Nous pensons qu'il existe une chance maintenant, une chance - qu'on ne devrait pas laisser passer - d'ouvrir un processus politique qui devrait s'achever par le règlement du conflit."
"La volonté politique se construit. Il y a trop longtemps que les populations souffrent profondément (...) et le moment est venu à notre avis de changer d'approche", a-t-il ajouté avant de gagner Israël, où il devait rencontrer le Premier ministre Ehud Olmert avant de regagner Bruxelles.
Source France 2
Comme nous, il savait. Tous les dirigeants politiques occidentaux savaient. Ils ont suffisamment voyagé dans la région pour savoir. Ils n’ont rien fait. Maintenant ils doivent faire preuve d’un courage politique pour reconnaître le droit des indigènes Palestiniens à vivre libres de toute occupation militaire et souverains sur leurs territoires libérés : bande de Gaza, Cisjordanie et Jérusalem Est.
Javier Solana reconnaît implicitement qu'il n'est plus possible de créer un état palestinien selon les règles acceptables du fait de cette colonisation qu'on a laissé gangrener la paix. Il ne reste donc que 3 solutions :
1 - la décolonisation et le retour aux frontières de 1967 pour créer un état palestinien digne du nom d'état, ce qui suppose la réconciliation,
2 - la création d'un Etat unique ou d'un Etat binational sur l'ensemble de la Palestine historique, avec la reconnaissance de l'égalité des droits entre Juifs et Arabes, ce qui suppose la réconcialiation,
3 - l'expulsion des Palestiniens comme durant l'épuration ethnique de 1948 (90% des Palestiniens avaient été chassés de chez eux et n'ont jamais pu revenir), pour que l'état reste un état ethnique, un état juif, comme le réclame les sionistes,
Quelques cartes pour comprendre la situation
16 janvier 2007
"Un crachat à la figure du gouvernement américain"
Au moment où Mme Rice annonce une réunion avec M. Abbas et E. Olmert, Israël annonce l'expansion d'une colonie en contravention au droit international et à la feuille de route.
Pour le secrétaire général du mouvement israélien « La Paix Maintenant ! », Yariv Oppenheimer, ce projet est un « crachat à la figure du gouvernement américain ». « C'est la meilleure façon de dire la vérité à l'administration américaine, à savoir que le gouvernement israélien fait fi de ses engagements pris aux termes de la Feuille de route », a-t-il ajouté.
L'administration américaine sait très bien ce que fait Israël. Le gouvernement français aussi qui déclare par la voix du porte parole du ministère des Affaires Etrangères : « Cette décision envoie un signal particulièrement négatif concernant la volonté de dialogue et de rétablissement de la confiance entre les parties » , mais ne contraindra pas Israël.
Ce manque d'amour propre n'est pas de la lâcheté mais une politique délibérée de soutien à la colonisation exclusive de la Palestine, politique qui se continue également à l'Est par la destruction de l'Irak et des vestiges de sa civilisation. Dans le livre culte "L'Etat des Juifs", Herzl considère les Juifs comme un "matériel" de l'idéologie sioniste. Les Etats Unis utilisent aussi le sionisme comme un "matériel" de leur politique d'écrasement et de domination du monde oriental. Ils n'ont cure des états d'âme de quelques israéliens.
Quant aux Palestiniens on voit bien que s'ils jouent tous les jeux que veulent leur faire jouer les américains ils n'en obtiendront cependant rien. Lorsque Saëb Erakat dit "Israël doit choisir entre la paix et la colonisation parce que les deux ne vont pas de pair", il sait que le choix a déjà été fait et par Israël et par la communauté internationale, la preuve sur le terrain, avec et depuis les accords d'Oslo, la colonisation ne fait que s'accentuer dans un silence international complice.
Les Palestiniens n'ont pas d'alliés en occident. Depuis la déclaration Balfour en 1917, qui autorise l'établissement d'un "foyer juif" en Palestine jusqu'en 2007, leurs droits sont sacrifiés. Les plans de paix américains ou du quartette (feuille de route) ne sont que des objets virtuels pour faire espérer l'opinion internationale, pour lui faire croire que les choses vont s'arranger.
Pour faire la paix, il faut d'abord que les Palestiniens fassent ci et ça ... Aux Palestiniens les obligations et les sanctions, et à Israël tous les droits, y compris les droits illégaux !!! Justice Pour La Palestine Alsace
Lire aussi http://justicepalestine.canalblog.com/archives/2006/12/30/3553645.html
14 janvier 2007
Palestine 2007 : demandez le programme !
Dans son article du 11 janvier « Palestine 2007 : Génocide à Gaza, épuration ethnique en Cisjordanie» Ilan Pappé décrit le système mis en place pour déposséder les Palestiniens de la moitié de la Cisjordanie d’ici 2010, tandis qu'à Gaza, "de façon primordiale, les opérations [militaires] deviennent une stratégie : la manière dont Israel a l'intention de résoudre le problème".
La question qui se pose est la suivante : le gouvernement français, le président de la république, les candidats à l’élection présidentielle et le Conseil européen soutiennent-ils ce programme pour la Palestine comme une mouvement réactionnaire à la libération des peuples de l’oppression coloniale pendant les années 1960, ou défendent-ils l’égalité des droits bien que certaines populations soient arabes et même musulmanes.
« En ce début d'année 2007, les décisionnaires israéliens affrontent deux réalités très différentes en Cisjordanie et dans la bande de Gaza.
En Cisjordanie, ils sont plus proches que jamais de finir la construction de leur frontière orientale. Leur débat idéologique interne est terminé et leur schéma directeur d'annexer la moitié de la Cisjordanie est appliqué à une vitesse toujours croissante.
La dernière phase a été retardée en raison des promesses faites par Israël, dans le cadre de la Feuille de Route, de ne pas construire de nouvelles colonies.
Israel a trouvé deux moyens d'éviter cette interdiction supposée.
D'abord, il a défini un tiers de la Cisjordanie comme faisant partie du Grand Jérusalem, ce qui lui a permis de construire dans des centres de communautés et des parties de villes nouvellement annexés.
Deuxièmement, il a agrandi d'anciennes colonies dans de telles proportions qu'il n'y a pas eu besoin d'en établir de nouvelles.
Cette tendance a donné une nouvelle impulsion en 2006 (des centaines de caravanes ont été installées pour délimiter la limite des expansions, les plans d'aménagements pour les nouvelles villes et quartiers ont été finalisés et les routes de contournement d'Apartheid et le système de routes à grande circulation ont été achevés).
En tout, les colonies, les bases de l'armée, les routes et le Mur permettront à Israël d'annexer près de la moitié de la Cisjordanie d'ici 2010.
A l'intérieur de ces territoires, il y aura un nombre considérable de Palestiniens, contre qui les autorités israéliennes continueront à appliquer une politique de transfert lent et rampant : sujet trop ennuyeux pour importuner les médias occidentaux et trop évasifs pour que les organisations des droits de l'homme fassent un point d'ensemble sur le sujet.
Il n'y a pas précipitation ; en ce qui concerne les Israéliens, ils contrôlent : les mécanismes abusifs et déshumanisants quotidiens de l'armée et de la bureaucratie sont plus efficaces que jamais dans leur participation au processus de dépossession.
La pensée stratégique d'Ariel Sharon que cette politique est bien meilleure que celle prônée par les "transféristes" ou les nettoyeurs ethniques, comme Avigdor Liberman, est acceptée par tous dans le gouvernement, des Travaillistes à Kadima. »
Pour Ilan Pappé seuls le boycott, le désinvestissement et les sanctions peuvent venir à bout de l’occupation et de la colonisation.
10 janvier 2007
Du grand écart d'Israël à celui de l'ETA
Dans un article publié dans libération le 10 janvier, François Museau raille l’ETA qui prétend vouloir maintenir un cessez le feu permanent tout en commettant des attentats :
« L'organisation ETA s'est surpassée hier dans le grand écart. Dix jours après l'attentat contre un parking de l'aéroport de Madrid qui a fait deux morts, le communiqué de l'organisation terroriste basque assure que son «cessez-le-feu permanent», annoncé le 22 mars, est «toujours valable». Ainsi que le dialogue amorcé depuis cette date avec le gouvernement socialiste de José Luis Rodriguez Zapatero. Ce dernier a confirmé, ce week-end, que pour lui le processus de négociation à peine ébauché était arrivé «à son point final». Dans son communiqué publié dans le quotidien indépendantiste basque Gara, ETA ne voit aucune contradiction entre la nécessité de poursuivre les pourparlers avec Madrid et la revendication de cet attentat qui, pour la première fois depuis mai 2003, a fait des victimes mortelles. »
Aucun média n'avez signalé pareille incohérence lorsque Israël a prétendu avoir le droit d'éliminer des Palestiniens sans jugement et sur simple décision de l’armée, tout en maintenant la trêve à laquelle il s'y était engagé. Cf. notre article du 28.12.06 : « Israël a décidé de renouveler son engagement pour la trêve à Gaza mais ne renoncera pas à ses attaques ciblées. »
Ce nouveau concept du "Grand écart" fut aussitôt mis à exécution puisque l’armée d’occupation a liquidé quatre Palestiniens lors d’un attentat "ciblé" à Ramallah le 4 janvier.
Quand on sait combien de lois Israël bafoue, et la déviance que cela suppose pour justifier que ce non-droit est un droit, on aurait juste envie d’espérer que l’exception israélienne complaisamment et systématiquement accordée par nos dirigeants ne reste vraiment qu'une exception israélienne.
Et si nos dirigeants mettaient « un point final » aux dérives criminelles d’Israël, à l’occupation et à la colonisation, au lieu de continuer à trouver ses déviances normales?
07 janvier 2007
Au risque d'une guerre civile
Par le pacifiste et anticolonialiste israélien Michel Warshawski
Dans son analyse diffusée en France le 6 janvier, Michel Warshawski commente le parti pris occidental qui se manifeste ces derniers mois au Proche-Orient et dont nous avons abordé certains thèmes dans nos analyses et nos commentaires de l’actualité : la tentative de faire du président palestinien Mahmoud Abbas un collabo de l’occupation israélienne, l’organisation de la guerre civile inter palestinienne par les Etats-Unis et Israël, un remake de l’implication américaine dans la guerre civile algérienne de 1992. Enfin il montre que la politique sioniste va échouer à imposer Abbas, puisqu’elle ne lui donne RIEN, ne veut RIEN lui donner et ne peut donc « le renforcer ». Pendant ce temps la dépossession des palestiniens et la colonisation continuent. Le Hamas prend les bénéfices de cette politique injuste. Justice Pour La Palestine Alsace
L'article "Au risque d'une guerre civile"
06 janvier 2007
Savoir dire non
Notre nation, notre peuple seraient-ils à ce point hypnotisés par l’approche de la catastrophe qui se développe implacablement qu’ils en reconnaissent les causes et les caractères, mais qu’ils sont incapables de faire l’effort d’agir pour écarter le danger ?
Dans ses voeux au corps diplomatique , Mr Jacques Chirac reconnaît qu’ « aux portes de l'Europe, le Moyen-Orient est devenu l'épicentre des tensions internationales. Les crises s'y accumulent et s'y diffusent. Le conflit israélo-palestinien entretient dans le monde musulman tout entier un sentiment d'incompréhension et d'injustice, comme si le nouvel ordre international comportait, en quelques sortes, deux poids et deux mesures. »
Le sentiment d’injustice, d’outrage permanent fait à la légitime fierté de la civilisation arabo-islamique par la pratique de l’impérialisme occidental alimente et amplifie une détestation dont nous ne tarderons pas à toucher du doigt les effets : comment expliquer autrement que par le rejet d’une longue humiliation le rejet de l’occident qui se manifeste jusque dans la politique intérieure du Maroc ?
Face à cet état de choses, conséquence directe de l’agression impérialiste en Palestine et en Iraq, Mr Jacques Chirac, conscient pourtant que « le monde est menacé d'un conflit des civilisations », ne croit pas devoir aller au-delà des incantations et des appels au bon sens, et se prononce pour une mise en œuvre négociée de la Feuille de Route, dans la perspective d’un règlement avec « deux États vivant en paix et en sécurité ». Et il indique encore « Proposons, au sein du Quartet, une conférence internationale d'un type nouveau qui, sans prétendre dicter aux parties les termes d'un règlement, apporterait les garanties auxquelles elles aspirent. ».
Mais enfin, les quarante ans qui se sont écoulés depuis la guerre de 1967 ont montré que la partie qui dispose - actuellement - de la supériorité militaire se soucie comme d’une guigne du droit international et a pour tradition de ne tenir de ses engagements que les parties qui lui conviennent.
Même un ami déclaré du camp sioniste comme Jimmy Carter ne peut que le constater.
Le camp sioniste de consentira jamais à rien d’autre que la poursuite de la colonisation s’il n’y est pas contraint par les pressions les plus fortes.
Préciser d’emblée qu’on renonce à imposer quoi que ce soit revient à renoncer, une fois de plus, à faire émerger une solution de raison en Palestine.
Va-t-on enfin comprendre que le chemin de la paix n’est certainement pas celui de la mollesse ?
HM, Justice Pour la Palestine Alsace
04 janvier 2007
Une religion érigée en idéologie d’occupation ...
Une religion érigée en idéologie d'occupation sur la base d'un mensonge
Un article de Pierre Stambul
de l'Union Juive Française pour la Paix (UJFP)
02 janvier 2007
Le sionisme et l'épuration ethnique
Le sionisme est un nationalisme ethnocentrique radical. Il ne pouvait donc se réaliser sans une épuration ethnique, dès lors que la région qu’il convoitait était habitée par des indigènes non-juifs. En 1948, 90% des Palestiniens ont été chassés de chez eux. Mais ça ne suffit pas. Aujourd'hui encore, 60 ans après cette première épuration ethnique, le sionisme continue son programme de colonisation par remplacement ce que Henry Laurens , professeur au Collège de France, nomme une « colonisation de refoulement » (1).
Contrairement à la colonisation française du Maghreb et de l’Afrique de l’Ouest où les indigènes ont été spoliés de leurs biens mais maintenus sur place, en Palestine le sionisme cherche à annexer des territoires sans ses habitants. L’état doit être juif, c’est à dire fondé non pas sur la citoyenneté mais sur l’appartenance ethno-religieuse. Cette vision ethniciste de l’état s’accompagne d’une obsession de la démographie, ce qui fait dire aux pacifistes israéliens que l'état d'Israël n'est pas un état démocratique mais un "état ethnocratique" ou encore un "état démographique".
En conséquence, encore aujourd’hui, en toute impunité, Israël saisie les terres des Palestiniens et les refoule derrière un mur qui suit scrupuleusement le tracé du plan de dépossession et d’annexion. Il démolie les maisons des Palestiniens afin de les chasser.
C’est une nouvelle politique d'épuration ethnique qui se pratique en continu depuis l'occupation il y a 39 ans. C’est une politique raciste menée au vu et au su de la communauté internationale.
Le monde du 30.12.06 publie un article sur la démolition des maisons palestiniennes en vue de la judaïsation de Jérusalem Est, annexée illégalement après la guerre de 1967 : La mairie_de_Jérusalem_accélère_les_destructions de maisons palestiniennes "illégales".
(1) pages 90-91 dans "Paix et guerre au Moyen-orient, l'Orient arabe et le monde de 1945 à nos jours" (Armand Colin, histoire, 2è édition, 2005)
