15 juillet 2007
Pour Israël, la paix n'est pas une option
Un certain nombre des délégués présents à la "Conférence de Jérusalem" consacrée au Futur du Peuple Juif (organisée par le JPPI - Institut pour un projet politique pour le futur du peuple juif) ont eu la surprise de découvrir que la paix entre Israéliens et Palestiniens n’était pas au programme, rapporte Haaretz.
A l’ordre du jour : les moyens de combattre l’antisémitisme, l’assimilation, et la possible perte de majorité juive en Israël, indique le quotidien israélien.
Mais la paix n’était apparemment pas au programme, pas plus à court qu’à moyen terme, s’est étonné René Shmuel Sirat, ancien grand rabbin de France.
« J’ai failli exploser, a-t-il indiqué. Serait-ce que le mot paix est devenu grossier chez les Juifs ? Comment voulez-vous préparer le futur de la nation juive sans évoquer le problème de la paix ?". "Sans paix le peuple juif n’a aucun futur » a déclaré Sirat au Ha’aretz. « Il est inacceptable que la paix ne fasse pas partie des projets pour le futur du Peuple juif".
Il a rappelé que lors d’un récent voyage en Jordanie, dans un camp de réfugiés palestiniens : « J’ai dit aux jeunes Palestiniens que de l’autre coté du Jourdain il y a des centaines de milliers de jeunes gens qui voudraient bien faire la paix avec eux, et j’ai été applaudi"
Shmuel Sirat avait-il menti ou bien ces milliers de jeunes israéliens en question comptent-ils pour du beurre ?
Source Capjpo d'après une traduction de Haaretz 12 juillet http://www.haaretz.com/hasen/spages/880962.html
Commentaire de Justice Pour La Palestine Alsace :
Le sionisme est une idéologie de la guerre puisque c'est un nationalisme exclusif et que le maintien de l'exclusion n'est pas naturel mais le résultat d'une action violente permanente. Cependant tout peuple finit par se lasser de la guerre. Mais concrètement israël n'a plus besoin de la paix, grâce le mur. Outre le fait que c'est un mur d'apartheid, un mur de dépossession et de séparation des Palestiniens entre eux, le mur est un mur qui permet de ne pas faire la paix. Imaginons qu'Israël soit un pays en paix et propère, il ne faudrait pas longtemps pour que cet 'état devienne cosmopolite avec la libre circulation des personnes et des biens, et ce serait la fin de l'état juif, la fin du sionisme.
13 juin 2007
Pour Shimon Peres, pas de solution politique, plutôt des "démocraties économiques"
Shimon Peres vient d’être désigné président d'Israël.
Originaire de Pologne, Shimon Peres débarque en Palestine en 1934 et s’engage peu après dans la Haganah une force militaire et coloniale. Depuis il n’a cessé d’oeuvrer pour les intérêts sionistes que ce soit en tant que ministre de la défense ou Premier ministre. C’est sous son ministère et pendant les « accords de paix » d’Oslo que la colonisation des territoires occupés va être lancée comme un vaste programme de dépossession. A 83 ans il est lu président d’Israël un titre honorifique et il les affectionne tellement. C’est à cet homme qu’on attribuera un prix Nobel de la paix.
Pour la paix il ne fera rien.
Voici ce qu’il disait il y a 2 ans alors qu’il occupait la fonction de Vice-premier ministre :
Peres à Chirac : il faut aider les pays de la région à construire des « démocraties économiques »
Shimon Pérès a proposé à Jacques Chirac de créer un fonds social afin d’aider les Palestiniens pour l’avenir immédiat. Il a également évoqué un programme de coopération international qui comprendra, entre autres, la création d'un village de loisirs « Club Med » sur le territoire palestinien, dans la bande de Gaza. « Il ne faut pas attendre une solution politique dans la région, mais plutôt amener de l'espoir économique et social » a-t-il ajouté au sortir de son rendez-vous avec le Président français. Il a également appeler à renforcer les relations économiques entre Israël, la Jordanie et l'Autorité Palestinienne : « Il faut aider tous les pays à former une démocratie économique et à coopérer sur le plan économique » a-t-il encore dit. (Lettre d’information de l’ambassade d’Israël n°124 du 21 avril 2005).
Les affaires, seulement les affaires. Pour les droits des palestiniens le vieux Shimon Peres n’est pas pressé, il ne souffre pas de leur déni.
16 mars 2007
Le refus d'Israël
Quelques commentaires au "refus israélien" par Bernard Guetta sur Radio France, le vendredi 16 mars 2007http://www.radiofrance.fr/franceinter/chro/geopolitique/
- La résistance palestinienne à l'occupation revêt des formes multiples, militaire, civile, pacifique, et c'est un droit inélinable reconnu par le droit international.- Les forces d'occupations sionistes ne respectent aucune des dispositions de la feuille de route : ni la fin des opérations militaires, ni le gel de la colonisation, ni même le respect des droits humains en préambule de la feuille de route.
- Israël justifie comme il peut , en étant de moins en moins crédible, le refus de discuter avec les Palestiniens, parce qu'après avoir exproprié et colonisé les terres palestiniennes, il espère toujours trouver un représentant palestinien qui signera au bas d'une page l'annexion, seul "plan de paix" proposable par l'état sioniste. Ce représentant palestinien, il le qualifie de "modéré". Il croit au Père Noël, aucun Palestinien n'acceptera de céder des lambeaux de son territoire au nationalisme radical israélien.
Après 40 ans d'occupation les Palestiniens ne céderont toujours pas leurs droits la 41è année.
15 mars 2007
Programme du nouveau gouvernement palestinien
Le nouveau gouvernement comprend outre le premier ministre Ismaïl Haniyeh du Hamas
- 6 ministres du Fatah
- 11 ministres du Hamas
- 7 ministres indépendants
Voici des extraits du programme du nouveau gouvernement palestinien, selon le texte publié sur deux sites Internet du Hamas :
"Le gouvernement d'unité nationale travaillera (...) aux plus hauts intérêts du peuple palestinien, par les moyens suivants":
- "le gouvernement confirme que la clé de la sécurité et la stabilité dans la région est la fin de l'occupation israélienne de la terre palestinienne, la reconnaissance du droit à l'auto-détermination palestinienne et le gouvernement travaillera avec la communauté internationale pour mettre fin à l'occupation et rétablir les droits légitimes du peuple palestinien".
- "le gouvernement soutient la protection des plus hauts intérêts nationaux du peuple palestinien et la protection de ses droits (...) sur cette base, il respecte les résolutions internationales et accords signés par l'OLP",
- "le gouvernement maintient son rejet de ce qui est appelé des frontières temporaires car cette idée est fondée sur un principe qui nie le droit légitime du peuple palestinien".
- "il tient fermement aux droits des réfugiés palestiniens et au droit au retour des réfugiés palestiniens sur leurs terres et leurs biens",
- "le gouvernement confirme que la résistance est un droit légitime du peuple palestinien (...) suspendre la résistance dépend de la fin de l'occupation, et l'obtention de la liberté, du droit au retour et l'indépendance".
- "malgré cela, le gouvernement, par consensus national, travaillera à maintenir la trêve, et l'étendre pour qu'elle devienne complète, mutuelle et synchronisée en échange de l'engagement d'Israël à mettre fin aux mesures d'occupation".
Israël a immédiatement rejeté le nouveau gouvernement palestinien et refusé de le reconnaître.
Le plan de paix arabe de 2002 n'est pas négociable
L’Egypte a révélé avoir reçu une demande israélienne pour amender l’initiative de paix arabe qu’elle s’est empressée de refuser. L’Egypte a refusé avant-hier une demande officielle d’Israël d’apporter des modifications à l’initiative de paix arabe sur une normalisation des relations avec Israël.
Il n’y aura «ni révision ni retour en arrière», a déclaré le ministre des Affaires étrangères égyptien Ahmed Aboul Gheit aux journalistes au Caire. L’ambassadeur d’Israël au Caire, Shalom Cohen, venait de quitter le ministère où il a présenté la demande israélienne à des responsables égyptiens.
«Israël demande d’apporter certaines modifications à l’initiative de paix pour être en mesure d’en discuter avec les pays arabes», a déclaré M. Cohen. «Le Premier ministre Ehud Olmert et la ministre des Affaires étrangères Tzipi Livni ont déjà déclaré que l’initiative contenait des points positifs et qu’ils voulaient que l’Egypte aide (Israël) à s’expliquer à son sujet avec les Etats arabes», a ajouté M. Cohen.
«Nous n’acceptons aucune révision de l’initiative arabe proposée en 2002», a martelé M. Aboul Gheit. «Nous espérions alors qu’Israël l’accepterait pour donner un élan au processus de paix.» «Aujourd’hui, nous disons aux Israéliens : vous devez discuter sur l’ensemble des bases jetées par l’initiative arabe», a-t-il ajouté.
«L’ambassadeur a reçu cette réponse aujourd’hui (mardi, Ndlr)». L’initiative prévoit la normalisation des relations des pays arabes avec Israël, en échange d’un retrait israélien total des territoires occupés depuis 1967 et l’établissement d’un Etat palestinien.
La fin de l’occupation n’est pas négociable. L’Allemane a-t-elle négocié de garder un bout de l’Alsace ou de la Moselle ? L’Irak a-t-elle négocié de garder un bout du Koweit qu’elle occupait ? La France a-t-elle négocié de garder la Kabylie ou l’Oranais au moment de la décolonisation de l’Algérie?
Seule la fin de l’occupation amène la paix. La fin de l’occupation n’est pas négociable et Israël doit rendre aux Palestiniens la bande de gaza, la Cisjordanie et Jérusalem Est, qu’il occupe depuis 40 ans !
La paix c’est la reconnaissance de l’occupation et la déclaration de sa fin.
La paix c’est la reconnaissance du droit des Palestiniens, indigènes de la Palestine.
La paix c’est la réconciliation.
Dans la solution à deux états, seul le statut des colons installés dans les territoires occupés est négociable si les Palestiniens le souhaitent, mais pas la souveraineté des territoires palestiniens.
29 janvier 2007
Attentat suicide à Eilat en Israël
Un attentat suicide fait 3 morts en Israël. C’est le premier attentat depuis avril 2006. C’est le premier attentat à Eilat.
Les israéliens abrités derrière le mur croyaient enfin avoir la paix.
Shimon Peres à qui on avait donné jadis un prix Nobel de la paix pour qu’il fasse la paix et qui n’a tenté de la faire, s’en allait encore récemment, à Davos, faire le tour des popottes pour que les états occidentaux investissent beaucoup d’argent en Israël pour favoriser … la paix.
Oui les israéliens pensaient qu’ils pouvaient enfin vivre en oubliant les Palestiniens.
Mais pourquoi 3,5 millions d’opprimés décideraient-ils de se taire parce qu’il y a un mur … d’indifférence à leur situation.
660 Palestiniens ont été tués en 2006. Quelqu’un s’en est-il offusqué? Il aura fallu de seulement 3 morts en Israël pour que le conflit réapparaisse pour ce qu’il ait aux yeux et aux oreilles de ceux qui voulaient l’oublier.
Oh ! bien sûr ! la mort d’une seule personne est intolérable, nous sommes humains tout de même. Mais la mort de 660 pourquoi la tolérons-nous?
Y avait-il une autre solution que ces trois morts pour faire revenir le conflit à la une de tous les médias? Nous pouvons l’espérer mais hélas, le temps n’est pas venu que les dirigeants occidentaux défendent l’égalité des droits entre Juifs et Arabes.
Un peuple est en train de crever dans l’indifférence du monde, et il semble qu’il ne crèvera pas en silence.
Du coté des dirigeants israéliens 3 morts c'est sans aucun doute supportable au regard de ce qu'Israël gagne à ne pas faire la paix : des territoires, des aides etc... Sinon il aurait fait la paix depuis longtemps. La guerre est une affaire juteuse. Justice Pour La Palestine Alsace
28 janvier 2007
Quel est le sens de cette accolade, monsieur Shimon Peres ?
Accolade historique
« Gestes rarement vu, le président palestinien, Mahmoud Abbas, a donné l'accolade au vice-premier ministre israélien Shimon Peres et a serré la main de la ministre israélienne des Affaires étrangères, Tzipi Livni, sous les applaudissements des invités. » Source Tsr.ch
Tzipi Livni a elle montré tour à tour enthousiasme et réserve: «Notre responsabilité est de donner espoir» aux générations futures, assurant qu'un Etat palestinien «n'est pas une illusion: il est faisable, il est là, il est réalisable».
Shimon Peres a de son côté mis l'accent sur le développement économique: il a appelé les milieux d'affaires à investir dans les transports, l'agriculture ou le tourisme, afin de «faciliter la paix. » Nous reviendrons sur cette hallucinante proposition dans un autre article. »
A la réalisation de ce beau et généreux programme, Israël ne donnera aucun détail : fin de l'occupation? fin de la colonsiation? non elles continuent. Il a mis des conditions de garanties pour sa sécurité. C'est une barrière de sécurité contre .... la paix, une barrière imparable qui lui permet de tout retarder comme pendant ces 40 années d'occupation. 40 ans !
Bref cette rhétorique n’est qu’une variante des célèbres « concessions douloureuses » du général et premier ministre Sharon. Des concessions douloureuses pour Israël qui n’ont abouti qu’à la confiscation des terres des Palestiniens par la construction du mur pour protéger l’implantation de colonies exclusivement juives, les indigènes Palestiniens étant refoulés derrière le mur.
Les politiciens occidentaux feindront de ne pas avoir compris ce qui arrivait. Mais alors, à quoi ça sert de faire de la politique si c’est pour ne rien voir venir ?
La stratégie israélienne depuis 40 ans d’occupation, que ce soit par ses gouvernements de la droite ou de la gauche est de faire des promesses pour endormir l’opinion internationale avec l’espoir d’une solution «Notre responsabilité est de donner espoir ». Mais si le jour où le programme sera terminé, ce qui reste aux palestiniens n’est qu’un lambeau de territoires troué de colonies et serti de murs, alors le roi sera nu et la tromperie s’étalera dans le monde entier.
Il s’agit donc de savoir, monsieur Peres, si cette « accolade historique » scelle une réconciliation entre les Palestiniens et les Israéliens ou bien si c’est une tromperie de plus? Accolade historique Justice Pour La Palestine.
21 janvier 2007
Palestine, Javier Solana se réveille-t-il trop tard ?
Javier Solana a exhorté Israël, dimanche, à geler les implantations juives en Cirsjordanie
Le porte-parole de la Diplomatie européenne a également demandé à Israël d'interrompre la construction de sa barrière de sécurité, estimant que cela risquait de compromettre une paix israélo-arabe durable.
Il a dit y avoir été frappé par la croissance des colonies et la barrière qui empiète sur une zone revendiquée par les Palestiniens pour un futur Etat.
"J'ai eu l'occasion de faire une tournée le long de la partie est de Jérusalem et d'aller à Abou Dis et dans ses environs. On est vraiment choqué de voir chaque fois la situation empirer, le mur est prolongé et les colonies sont agrandies", a déclaré Javier Solana à des journalistes à Amman.
Quelque 260.000 colons vivent en Cisjordanie, à côté de 2,5 millions de Palestiniens.
"Toutes ces choses doivent d'abord être gelées, pour qu'ensuite on commence à voir comment les résoudre afin de relancer le processus", a dit Solana. Il a exprimé l'espoir que "les réalités sur le terrain (...) n'empêchent pas une solution sous la forme de deux Etats". "Nous pensons qu'il existe une chance maintenant, une chance - qu'on ne devrait pas laisser passer - d'ouvrir un processus politique qui devrait s'achever par le règlement du conflit."
"La volonté politique se construit. Il y a trop longtemps que les populations souffrent profondément (...) et le moment est venu à notre avis de changer d'approche", a-t-il ajouté avant de gagner Israël, où il devait rencontrer le Premier ministre Ehud Olmert avant de regagner Bruxelles.
Source France 2
Comme nous, il savait. Tous les dirigeants politiques occidentaux savaient. Ils ont suffisamment voyagé dans la région pour savoir. Ils n’ont rien fait. Maintenant ils doivent faire preuve d’un courage politique pour reconnaître le droit des indigènes Palestiniens à vivre libres de toute occupation militaire et souverains sur leurs territoires libérés : bande de Gaza, Cisjordanie et Jérusalem Est.
Javier Solana reconnaît implicitement qu'il n'est plus possible de créer un état palestinien selon les règles acceptables du fait de cette colonisation qu'on a laissé gangrener la paix. Il ne reste donc que 3 solutions :
1 - la décolonisation et le retour aux frontières de 1967 pour créer un état palestinien digne du nom d'état, ce qui suppose la réconciliation,
2 - la création d'un Etat unique ou d'un Etat binational sur l'ensemble de la Palestine historique, avec la reconnaissance de l'égalité des droits entre Juifs et Arabes, ce qui suppose la réconcialiation,
3 - l'expulsion des Palestiniens comme durant l'épuration ethnique de 1948 (90% des Palestiniens avaient été chassés de chez eux et n'ont jamais pu revenir), pour que l'état reste un état ethnique, un état juif, comme le réclame les sionistes,
Quelques cartes pour comprendre la situation
10 janvier 2007
Du grand écart d'Israël à celui de l'ETA
Dans un article publié dans libération le 10 janvier, François Museau raille l’ETA qui prétend vouloir maintenir un cessez le feu permanent tout en commettant des attentats :
« L'organisation ETA s'est surpassée hier dans le grand écart. Dix jours après l'attentat contre un parking de l'aéroport de Madrid qui a fait deux morts, le communiqué de l'organisation terroriste basque assure que son «cessez-le-feu permanent», annoncé le 22 mars, est «toujours valable». Ainsi que le dialogue amorcé depuis cette date avec le gouvernement socialiste de José Luis Rodriguez Zapatero. Ce dernier a confirmé, ce week-end, que pour lui le processus de négociation à peine ébauché était arrivé «à son point final». Dans son communiqué publié dans le quotidien indépendantiste basque Gara, ETA ne voit aucune contradiction entre la nécessité de poursuivre les pourparlers avec Madrid et la revendication de cet attentat qui, pour la première fois depuis mai 2003, a fait des victimes mortelles. »
Aucun média n'avez signalé pareille incohérence lorsque Israël a prétendu avoir le droit d'éliminer des Palestiniens sans jugement et sur simple décision de l’armée, tout en maintenant la trêve à laquelle il s'y était engagé. Cf. notre article du 28.12.06 : « Israël a décidé de renouveler son engagement pour la trêve à Gaza mais ne renoncera pas à ses attaques ciblées. »
Ce nouveau concept du "Grand écart" fut aussitôt mis à exécution puisque l’armée d’occupation a liquidé quatre Palestiniens lors d’un attentat "ciblé" à Ramallah le 4 janvier.
Quand on sait combien de lois Israël bafoue, et la déviance que cela suppose pour justifier que ce non-droit est un droit, on aurait juste envie d’espérer que l’exception israélienne complaisamment et systématiquement accordée par nos dirigeants ne reste vraiment qu'une exception israélienne.
Et si nos dirigeants mettaient « un point final » aux dérives criminelles d’Israël, à l’occupation et à la colonisation, au lieu de continuer à trouver ses déviances normales?
30 décembre 2006
La "remontrance" des Etats Unis et de l'Union européenne
L'annonce par Israël de la construction d'une nouvelle colonie dans la vallée du Jourdain (3 jours après un sommet sensé relancer le processus de paix) n’est pas adressée aux Palestiniens dont Israël n'a cure. C'est Tony Blair qui est visé par le camouflet, lui qui a osé annoncer la relance d’un processus de paix alors qu'Israël n'en veut pas.
En réaction, les Etats-Unis et l’Union européenne viennent de faire une « remontrance » et ont demandé à Israël de respecter ses engagements et de geler la colonisation (Feuille de route). Pourquoi Israël obéirait-il cette fois alors que jusqu’à présent la colonisation a continué sans qu’il y ait de sanction. Israël considère ces remontrances comme du Bla-bla. Nous aussi.
