02 juillet 2007
L'honneur d'Israël
L’honneur d’Israël Tribune de Stéphane Hess
Quelques semaines avant la prise du pouvoir du Hamas dans la bande de Gaza, l'ancien résistant et déporté Stéphane Hessel, militant inlassable de la cause des droits de l'homme, s'est rendu pour la quatrième fois dans l'enclave palestinienne. Il en a rapporté le témoignage suivant.
29 juin 2007
Israël creuse sa tombe
Israël creuse sa propre tombe
Par Patrick Seale - Jeune Afrique vendredi 29 juin 2007
http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=2050
25 juin 2007
"le Hamas était le dos au mur"
FREITAG : Le Hamas cherche-t-il à établir un califat à Bagdad ?
MOHSSEN MASSARRAT : À en croire le Premier ministre Ehud Olmert, oui. Olmert prétend que la Bande de Gaza représente une menace pour toute la région. Interprété par les médias allemands cela donne : Le Hamas veut établir une théocratie à Gaza et par ce moyen déstabiliser l’Égypte ainsi que d’autres États arabes. Mais le refus du Premier ministre issu du Hamas, Haniyeh, d’accepter la dissolution du gouvernement d’union nationale par Mahmoud Abbas et son attachement inconditionnel à l’unité entre Gaza et la Cisjordanie contredisent ces affirmations. Elles ne sont vraisemblablement destinées qu’à démoniser le Hamas, à étrangler complètement la Bande de Gaza, voire à préparer l’opinion à une attaque militaire israélienne contre les infrastructures du Hamas - puis à la légitimer.
14 mars 2007
Israël et territoires occupés. Il faut prendre des mesures urgentes pour lutter contre la discrimination
Amnesty International demande au gouvernement et au parlement israéliens de prendre des mesures concrètes pour réagir aux graves préoccupations exprimées ce 9 mars par l’organe d’experts des Nations unies sur la discrimination raciale. Notre organisation exhorte en particulier les autorités israéliennes à prendre en compte les commentaires du Comité qui soulignent à quel point, dans les territoires occupés palestiniens (TO), Israël a établi un système discriminatoire qui restreint et abîme les vies des Palestiniens.
Amnesty International a lancé cet appel après la publication des observations finales du Comité des Nations unies pour l’élimination de la discrimination raciale, l’organe établi par traité pour superviser le respect par les États parties de la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale (ICERD). Israël est État partie à l’ICERD depuis 1979, et a soumis son rapport au Comité avec plus de cinq années de retard, en excluant toute référence aux Territoires occupés palestiniens et au plateau du Golan, car Israël refuse de reconnaître que l’ICERD s’applique aux zones sous occupation israélienne. Critiquant la position israélienne, le Comité a déclaré catégoriquement que les Palestiniens des territoires occupés devaient bénéficier pleinement de leurs droits aux termes de la Convention, sans discrimination fondée sur la citoyenneté ou l’origine nationale.
Le Comité a reconnu qu’Israël avait des préoccupations légitimes en matière de sécurité, mais a critiqué la série de mesures (points de contrôle, bouclages, permis et routes à accès limité) utilisées par les autorités israéliennes pour restreindre les déplacements des Palestiniens dans les TO, ainsi que leur nature discriminatoire et systématique. Le Comité a également demandé aux autorités israéliennes de cesser immédiatement la construction de la barrière/mur dans les TO, de démanteler les constructions déjà érigées, et d’octroyer des compensations aux personnes affectées par ces constructions. Le Comité a souligné que les installations israéliennes dans les TO sont illégales aux termes du droit international.
Le Comité a émis six recommandations spécifiques concernant les TO et préconisé 17 mesures pour corriger la discrimination au sein de l’État d’Israël ...
Pour prendre connaissance du rapport d’Amnesty International sur le Comité des Nations unies pour l’élimination de la discrimination raciale, veuillez consulter :
http://web.amnesty.org/library/Index/ENGMDE150072007?open&of=ENG-ISR
Pour de plus amples informations sur la session du Comité et ses observations finales, veuillez consulter :
http://www.ohchr.org/english/bodies/cerd/cerds70.htm
Source : http://web.amnesty.org/library/Index/FRAMDE150172007
06 mars 2007
Rapport de l'ONU sur les droits de l'homme en Palestine
"Si l’Occident, qui a jusqu’ici mené la promotion des droits de l’Homme dans le monde entier, ne peut pas montrer un véritable engagement pour les droits de l’Homme des Palestiniens, le mouvement international des droits de l’Homme, qui peut prétendre être le plus grand accomplissement de la communauté internationale au cours des 60 dernières années, sera mis en danger et sera compromis."
Ainsi de termine le rapport du Haut Commissariat Droits de l'homme des Nations Unies sur la situation des droits de l'homme dans les territoires occupés.
24 février 2007
les néo-barbares par Michel Warshawski
Est-ce le lobby israélien qui pousse les USA dans le sens des besoins de l'Etat sioniste, ou l'administration US qui pousse Israël pour réaliser sa politique de guerre globale au Moyen-Orient ? Telle est la question à laquelle Miche Warshawski répond, après avoir brossé la politique néoconservatrice israélienne et américaine pour ensuite envisager la résistance
« Les quatre principaux éléments de ce discours [global] sont : la preuve absolue que le capitalisme est le seul système viable ; la civilisation (occidentale) est menacée par un nouvel ennemi mondial : le terrorisme ; une guerre préventive permanente globale est nécessaire pour protéger la civilisation des nouveaux barbares (terrorisme/ Islam) et de leurs alliés ; dans cette guerre pour la survie de la civilisation, il n'y a pas, et il ne doit pas y avoir, de limites : toutes les normes et conventions des 50 dernières années passées sont caduques.
Et en effet, dans sa croisade pour ce qu'elle appelle « le nouveau Siècle américain », c'est-à-dire, l'imposition par la force d'une hégémonie totale de son Empire sous le prétexte superficiel d'une « guerre contre le terrorisme », l'administration US a déclaré sans intérêt toute contrainte morale et réglementation internationales.
Déjà en 2003, George W. Bush avait annoncé que les conventions de Genève étaient obsolètes dans une guerre contre le terrorisme. Guantanamo a été ouvert en violation non seulement de la loi internationale mais aussi de la loi des Etats-Unis d'Amérique. Afin de priver les terroristes présumés de toutes protections et de tous droits, la même administration a décidé d'inventer une nouvelle catégorie de détenus : ni criminels, ni prisonniers de guerre, mais « terroristes présumés ».
La similitude entre les pratiques américaines et israéliennes est étonnante : déjà dans les années 70, les autorités militaires israéliennes avaient annoncé, par la Cour suprême israélienne aussi bien que dans les conférences internationales, que dans le cas des Territoires palestiniens occupés (OPT), les conventions de Genève n'étaient pas applicables. De plus, depuis la fin des années 60, les prisonniers politiques palestiniens étaient classés ni comme prisonniers de droit commun ni comme détenus politiques ; et la « prison secrète » découverte par l'avocate Lea Tsemel, près du kibboutz Ma'anit, en 2003, est l'identique de Guantanamo.
En plus, selon la direction néo-conservatrice américaine et le gouvernement israélien, le but des guerres n'est plus de gagner une bataille, de conquérir un territoire ou de changer un régime, mais de détruire des Etats et de démanteler des sociétés entières.
L'Etat d'Israël - mais aussi la grande majorité de la société israélienne - a entièrement intériorisé cette analyse néo-conservatrice et la stratégie qui en découle. En fait, dans la dernière décennie, Israël et Palestine ont été le laboratoire d'une telle stratégie, les Palestiniens en étant les cobayes. C'est le cas même au niveau de l'armement comme le journal de gauche italien El Manifesto l'a récemment confirmé en démasquant l'utilisation de l'un des nouveaux et des plus barbares types de bombes fabriquées aux Etats-Unis et employés dans la dernière agression contre la population civile de Gaza. La guerre israélienne contre les Palestiniens vise nettement à détruire la société palestinienne et à faire des Palestiniens une nation de tribus dispersées, comme les Américains essaient de le faire en Afghanistan et en Iraq.
En fait, toutes les guerres sont barbares mais la guerre israélienne dans les Territoires palestiniens occupés (et son contexte plus large, la guerre préventive sans fin contre le terrorisme) représente une nouvelle étape de la barbarie moderne. Bien que le terme de « génocide » ne soit pas approprié, on peut adopter celui de « sociocide » du professeur Salah Abdel Jawad, de l'université Bir Zeid, ou le concept de « politicide » d'un sociologue israélien. La terre originelle de la nation palestinienne est actuellement volée par les « colonies légales » et les « avant-postes illégaux » qui provoquent de plus en plus de transferts : le mur atomise la société palestinienne en cantons isolés ; la nouvelle législation vise à limiter l'entrée de Palestiniens dans les territoires palestiniens, ainsi que leurs possibilités de se déplacer à l'intérieur de leur propre territoire ; les représentants démocratiquement élus de la population de Jérusalem ont été expulsés de leur cité, et des dizaines de ministres et membres du Conseil législatif ont été enlevés, emprisonnés, pris comme otages pour un échange final de prisonniers.
Le comble de tous ces maux, ce sont les horreurs à Hébron où la population locale est soumise à un harcèlement quotidien par les colons et l'armée israélienne et se voit dénier l'accès à une part très importante de sa ville ; c'est le martyre de Gaza, cible d'un blocus économique et de bombardements systématiques d'Israël qui détruisent les infrastructures de base et en abattent des centaines.
Inutile de dire que tous ces crimes, dont certains sont qualifiés de crimes contre l'humanité par Human Rights Watch, ne provoquent aucune sanction, ni même protestation par la prétendue communauté internationale. L'impunité pour les barbares est la nouvelle norme, de l'Iraq jusqu'à Gaza. Quant au « camp de la paix » israélien, il est rentré dans un coma profond le jour où Ehud Barak est revenu de Camp David, où ils ont avalé le gros mensonge du « danger existentiel » qui menacerait Israël avec, quelque part, un soulagement émotionnel.
La similitude entre la stratégie et les méthodes d'Israël et celles des USA soulève la question de savoir qui est la tête et qui est la queue, ou autrement dit, qui fait bouger l'autre : est-ce le lobby israélien qui pousse les USA dans le sens des besoins de l'Etat sioniste, ou l'administration US qui pousse Israël pour réaliser sa politique de guerre globale au Moyen-Orient ? En réalité, c'est une mauvaise question : il n'y a ni tête ni queue, mais une guerre globale de recolonisation et un monstre agressif à deux têtes hideuses. Les stratégies néo-conservatrices ont été élaborées conjointement par les politiciens et penseurs US et israéliens et mises en application simultanément, bien qu'on ne puisse nier qu'Israël a eu l'occasion de tester ces stratégies et ces méthodes avant les Etats-Unis, les néo-cons israéliens ayant gagné les élections quatre ans avant leurs homologues américains.
Les USA et Israël - mais aussi la Grande-Bretagne de Blair, l'Italie de Berlusconi et même de Romano Prodi et de plus en plus d'autres pays occidentaux - conduisent une guerre mondiale contre les peuples de la planète, avec un agenda affiché : imposer par la violence et/ou la menace la loi de l'Empire néo-libéral. Cette guerre globale est une croisade des néo-barbares contre la civilisation humaine.
Le rôle d'Israël dans cette association est d'éradiquer toutes formes de résistance à l'Empire au Moyen-Orient, et d'abord cette résistance emblématique palestinienne laquelle, à ce moment de l'histoire, est une ligne de défense non seulement pour le peuple palestinien, mais pour tous les peuples et nations du Moyen-Orient, du Liban à l'Iran. C'est pourquoi le soutien à la résistance palestinienne nécessite d'être intégré comme une priorité stratégique pour tous les ennemis de la barbarie, au Moyen-Orient comme dans le reste du monde. »
Les_néo-barbares par Michel Warshawski
14 janvier 2007
Palestine 2007 : demandez le programme !
Dans son article du 11 janvier « Palestine 2007 : Génocide à Gaza, épuration ethnique en Cisjordanie» Ilan Pappé décrit le système mis en place pour déposséder les Palestiniens de la moitié de la Cisjordanie d’ici 2010, tandis qu'à Gaza, "de façon primordiale, les opérations [militaires] deviennent une stratégie : la manière dont Israel a l'intention de résoudre le problème".
La question qui se pose est la suivante : le gouvernement français, le président de la république, les candidats à l’élection présidentielle et le Conseil européen soutiennent-ils ce programme pour la Palestine comme une mouvement réactionnaire à la libération des peuples de l’oppression coloniale pendant les années 1960, ou défendent-ils l’égalité des droits bien que certaines populations soient arabes et même musulmanes.
« En ce début d'année 2007, les décisionnaires israéliens affrontent deux réalités très différentes en Cisjordanie et dans la bande de Gaza.
En Cisjordanie, ils sont plus proches que jamais de finir la construction de leur frontière orientale. Leur débat idéologique interne est terminé et leur schéma directeur d'annexer la moitié de la Cisjordanie est appliqué à une vitesse toujours croissante.
La dernière phase a été retardée en raison des promesses faites par Israël, dans le cadre de la Feuille de Route, de ne pas construire de nouvelles colonies.
Israel a trouvé deux moyens d'éviter cette interdiction supposée.
D'abord, il a défini un tiers de la Cisjordanie comme faisant partie du Grand Jérusalem, ce qui lui a permis de construire dans des centres de communautés et des parties de villes nouvellement annexés.
Deuxièmement, il a agrandi d'anciennes colonies dans de telles proportions qu'il n'y a pas eu besoin d'en établir de nouvelles.
Cette tendance a donné une nouvelle impulsion en 2006 (des centaines de caravanes ont été installées pour délimiter la limite des expansions, les plans d'aménagements pour les nouvelles villes et quartiers ont été finalisés et les routes de contournement d'Apartheid et le système de routes à grande circulation ont été achevés).
En tout, les colonies, les bases de l'armée, les routes et le Mur permettront à Israël d'annexer près de la moitié de la Cisjordanie d'ici 2010.
A l'intérieur de ces territoires, il y aura un nombre considérable de Palestiniens, contre qui les autorités israéliennes continueront à appliquer une politique de transfert lent et rampant : sujet trop ennuyeux pour importuner les médias occidentaux et trop évasifs pour que les organisations des droits de l'homme fassent un point d'ensemble sur le sujet.
Il n'y a pas précipitation ; en ce qui concerne les Israéliens, ils contrôlent : les mécanismes abusifs et déshumanisants quotidiens de l'armée et de la bureaucratie sont plus efficaces que jamais dans leur participation au processus de dépossession.
La pensée stratégique d'Ariel Sharon que cette politique est bien meilleure que celle prônée par les "transféristes" ou les nettoyeurs ethniques, comme Avigdor Liberman, est acceptée par tous dans le gouvernement, des Travaillistes à Kadima. »
Pour Ilan Pappé seuls le boycott, le désinvestissement et les sanctions peuvent venir à bout de l’occupation et de la colonisation.
07 janvier 2007
Au risque d'une guerre civile
Par le pacifiste et anticolonialiste israélien Michel Warshawski
Dans son analyse diffusée en France le 6 janvier, Michel Warshawski commente le parti pris occidental qui se manifeste ces derniers mois au Proche-Orient et dont nous avons abordé certains thèmes dans nos analyses et nos commentaires de l’actualité : la tentative de faire du président palestinien Mahmoud Abbas un collabo de l’occupation israélienne, l’organisation de la guerre civile inter palestinienne par les Etats-Unis et Israël, un remake de l’implication américaine dans la guerre civile algérienne de 1992. Enfin il montre que la politique sioniste va échouer à imposer Abbas, puisqu’elle ne lui donne RIEN, ne veut RIEN lui donner et ne peut donc « le renforcer ». Pendant ce temps la dépossession des palestiniens et la colonisation continuent. Le Hamas prend les bénéfices de cette politique injuste. Justice Pour La Palestine Alsace
L'article "Au risque d'une guerre civile"
30 décembre 2006
Gidéon Levy : une épine dans le flanc d'Israël
Dans le quotidien Le monde, Sylvain Cypel fait le portrait du journaliste israélien Gidéon Lévy qui, après avoir été le conseiller de Shimon Peres, entre à Haaretz et découvre à l’occasion de ses reportages dans les territoires occupés la réalité implacable de la politique sioniste et constate le pourrissement des valeurs de la société israélienne par accoutumance à l’occupation et à ses crimes. Il témoigne pour combattre le déni de réalité, pour que les Israéliens ne puissent pas dire qu'ils ne savaient pas. Et nous? Pourrons-nous dire, pour nous disculper, que nous ne savions pas ce que Israël faisait? Portrait_à lire absolument
Interview du pacifiste israélien Ilan Pappé
Ilan Pappé est un pacifiste israélien authentique dont on parle peu dans les médias occidentaux, un pacifiste contre la guerre et pour la paix, -ce que ne sont pas tous les Israéliens qui se disent pacifistes,- pour que justice soit rendue aux Palestiniens et pour la réconciliation entre les deux peuples.
Dans cette interview il aborde les questions importantes que pose l’idéologie sioniste et son soutien par les dirigeants occidentaux tandis que les populations civiles sont averties et agissantes.
Il parle des sanctions nécessaires pour aider l’état d’Israël à retrouver le chemin du respect du droit.
Il explique que les accusations d’antisémitisme sont un moyen pour Israël de se mettre hors d'atteinte des critiques.
Il démontre l’alliance objective entre la gauche israélienne et à ses cotés les pseudo mouvements pacifistes, et les ultranationalistes racistes. Tous nationalistes ethnocentriques, ils forment aujourd’hui une coalition gouvernementale.
« Le problème en Israël, c’est qu’entre La Paix Maintenant et Avigdor Lieberman, il n’y a, contrairement à ce qu’on dit, pas une si grande distance idéologique. C’est une question de tactique pour savoir comment assurer au mieux un Etat juif avec une forte majorité démographique, sinon exclusive. »
